Le dimanche 7 avril 2019 à 17h  en l’abbatiale de  Romainmôtier

Réservation sur www.montbillet.ch

Le Vendredi Saint 19 avril 2019 à 17h au temple de Nyon

Collecte

Giacomo Carissimi

Jephté – Jonas – Judicium Salomonis

Les musiciens

Violon 1Maxime Alliot
Violon 2Birchler Saskia
LuthJonathan Rubin
CelloMathieu Rouquié
OrgueSébastien Vonlanthen
ContrebasseRosie Moon
Soprano 1Gyslaine Waelchli
Soprano 2Catherine Michel
Soprano 3Julia Deit
Alto 1Bertrand Dazin
Alto 2Javier Robledano
Ténor 1Raphaël Favre
Ténor 2Manuel Gerber
Basse 1Davide Benetti
Basse 2Renaud Dalaigue

Carissimi, prêtre jésuite, compose ses histoires sacrées alors qu’il est maître de chapelle de San Apollinare à Rome. En effet, en réaction à la réforme, l’église catholique, sous l’impulsion des jésuites, va utiliser la forme de la représentation théâtrale pour attirer les fidèles et les convaincre par le biais de l’émotion là où les discours et la raison n’ont pas su convaincre. Exécutés pendant le Carême et lourds d’une charge émotionnelle dramatique, ces représentations vont connaître un grand succès qui va donner naissance aux grandes formes de l’oratorio baroque.

Le Jephté de Carissimi nous est notamment parvenu grâce à une copie de son élève Marc-Antoine Charpentier, mais Haendel également s’est inspiré de Carissimi pour son grand oratorio.

La trame dramatique de l’histoire de Jephté est tirée du livre des Juges, dans l’ancien testament. Alors qu’Israël est en conflit avec les Ammonites, Jephté promet imprudemment à Dieu de lui sacrifier la première personne qui passera le seuil de sa maison s’il lui accorde la victoire.

Alors que la bataille se conclut par une victoire écrasante pour les israélites, voilà que c’est la fille de Jephté, son unique enfant, qui va sortir en premier de sa maison.

Après ces retrouvailles tragiques, celle-ci accepte l’idée du sacrifice, tout en ayant demandé à passer deux mois dans les collines auparavant, pour pleurer avec les filles d’Israël sur sa virginité. En effet, avec elle s’éteindra la lignée puisqu’elle est enfant unique.

L’alternance des chœurs et des récits accompagnés par un simple continuo suffit à exprimer les plus tragiques passions avec une relative simplicité de moyens, notamment grâce à la souplesse et à la beauté des lignes mélodiques et à la richesse polyphonique des chœurs à 6 voix, notamment dans le dernier et célébrissime Plorate filii Israel.

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