2019

Samedi 5 octobre 2019

Les Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi (1678 – 1741)

Sur un bateau belle époque de la CGN

Photo CGN

Vivaldi a écrit de nombreux concerti pour divers instruments. Les sonnets (attribués à Vivaldi même) accompagnant la suite des 4 concerti pour violon soliste et orchestre font la particularité des « Quatre Saisons ».
Le mimétisme entre la musique et les climats poétiques évoqués ont frappé ses contemporains et « Les Quatre Saisons » connurent d’emblée un immense succès à travers toute l’Europe. Ils tombèrent ensuite dans l’oubli avant d’être redécouverts au début du 20ème siècle.
Les contrastes de cette musique, l’évocation de l’orage, des chants d’oiseaux ou de la pluie et sa virtuosité ont à nouveau conquis le public, deux siècles après leur création.
Pour compléter ce programme, nous vous proposons de découvrir J. S. Endler (1694-1762). Son ouverture en do mineur, une suite de danses s’apparente totalement à celles de son collègue J.S. Bach.
Le Collegium Musicum Lausanne, inspiré par la beauté des paysages longés par le « Simplon », se réjouit de se laisser porter par les vagues du Léman pour rythmer ce concert au fil de l’eau et des saisons.

Dimanche 7 avril 2019 à 17h  en l’abbatiale de  Romainmôtier

Vendredi Saint 19 avril 2019 à 17h au temple de Nyon

« Jephté », « Jonas » et « Judicium Salomonis » de Giacomo Carissimi

Carissimi, prêtre jésuite, compose ses histoires sacrées alors qu’il est maître de chapelle de San Apollinare à Rome. En effet, en réaction à la réforme, l’église catholique, sous l’impulsion des jésuites, va utiliser la forme de la représentation théâtrale pour attirer les fidèles et les convaincre par le biais de l’émotion là où les discours et la raison n’ont pas su convaincre. Exécutés pendant le Carême et lourds d’une charge émotionnelle dramatique, ces représentations vont connaître un grand succès qui va donner naissance aux grandes formes de l’oratorio baroque.
Le Jephté de Carissimi nous est notamment parvenu grâce à une copie de son élève Marc-Antoine Charpentier, mais Haendel également s’est inspiré de Carissimi pour son grand oratorio.
La trame dramatique de l’histoire de Jephté est tirée du livre des Juges, dans l’ancien testament. Alors qu’Israël est en conflit avec les Ammonites, Jephté promet imprudemment à Dieu de lui sacrifier la première personne qui passera le seuil de sa maison s’il lui accorde la victoire.
Alors que la bataille se conclut par une victoire écrasante pour les israélites, voilà que c’est la fille de Jephté, son unique enfant, qui va sortir en premier de sa maison.
Après ces retrouvailles tragiques, celle-ci accepte l’idée du sacrifice, tout en ayant demandé à passer deux mois dans les collines auparavant, pour pleurer avec les filles d’Israël sur sa virginité. En effet, avec elle s’éteindra la lignée puisqu’elle est enfant unique.
L’alternance des chœurs et des récits accompagnés par un simple continuo suffit à exprimer les plus tragiques passions avec une relative simplicité de moyens, notamment grâce à la souplesse et à la beauté des lignes mélodiques et à la richesse polyphonique des chœurs à 6 voix, notamment dans le dernier et célébrissime Plorate filii Israel.

2018

Dimanche 11 novembre 2018 à 17h en l’ancienne église d’Assens

Concert conférence et virginal
« Le trajet d’une Rivière »

C’est en 1993 que parut « Le trajet d’une Rivière », œuvre phare d’Anne Cunéo aux éditions Bernard Campiche. Celle-ci donne vie au personnage de Francis Tregian, écrivain et musicien, personnage historique et compilateur supposé du Fitzwilliam Virginal Book, une fantastique collection de 297 œuvres pour virginal de l’époque élisabéthaine.
Bernard Campiche a accepté de venir nous parler de la genèse de l’œuvre d’Anne Cunéo parallèlement Sébastien Vonlanthen jouera au virginal des œuvres de ce recueil.
C’est aussi une belle occasion de rattacher notre programme « English Highlights » à la Suisse. Quel endroit saurait mieux se prêter à ce projet que l’église d’Assens, non loin d’où se termine le périple du héros du livre, avec ses deux chaires, symbole de résolutions des conflits religieux qui ont miné le 16ème siècle en Europe et dont tant de musiciens ont souffer

Virginal d’Anvers fait par Johannes Grauwels, environ 1580

Le virginal est un instrument proche du clavecin, mais ses cordes sont perpendiculaires par rapport aux touches du clavier et pincées à un endroit qui renforce considérablement l’harmonique de quinte, lui conférant ce timbre transparent au charme incomparable, pouvant seul témoigner du génie des musiciens de cette époque.
Que ce soit à travers les danses, pavanes, gaillardes, gigues, allemandes, à travers les « In Nomine » qui font référence à la messe  « Gloria Tibi Trinitas » de J. Taverner (voir concert 2) ou les « Felix namque » et autres œuvres religieuses, les paraphrases de chansons, les « Lachrymae Pavans », adaptations des géniales pièces pour luth de Dowland, les grounds et leurs basses obstinées, la collection d’œuvres du « Fitzwilliam Virginal book » nous fait découvrir mille facettes de cette époque, tous ses compositeurs les plus célèbres et nous fait voyager dans toute l’Europe en pleine transition entre la Renaissance et le Baroque.
Le manuscrit doit son nom au Vicomte Richard Fitzwilliam qui en fit don à l’université de Cambridge en 1816. Ce manuscrit doit sans doute sa popularité à Charles Burney, un des premiers musicologues, qui en parle comme du « Queen’s Elisabeth Virginal book » (bien que la Reine soit décédée en 1603 et que les pièces en furent compilées entre 1562 et 1619). Voici ce que notre musicologue en dit : « Si Sa Majesté a jamais été en mesure d’exécuter l’une des pièces qui sont conservées dans ce manuscrit qui nous est parvenu sous le nom de Queen Elizabeth’s Virginal Book, elle doit avoir été une grande interprète : comme certains de ces morceaux, qui ont été composés par Tallis, Bird, Giles Farnaby, Dr. Bull, et autres, sont si difficiles, qu’il ne serait guère possible de trouver un maître en Europe, qui s’engage à jouer l’un d’entre eux à la fin d’un mois de pratique.

Jeudi 27 septembre 2018 au temple de Lutry à 20h

Samedi 29 septembre sur le bateau belle époque « le Simplon »

« Water music » de G.-F. Haendel (1685-1759).

Nous avons proposé les très célèbres suites pour orchestres qui ont fait la gloire de Haendel et permettront au Collegium Musicum Lausanne de déployer les couleurs des instruments baroques dans toute leur splendeur à travers ces suites de danses pétillantes.

Les « Water music », ou Musiques sur l’eau, ont été composées pour accompagner le voyage du roi Georges Ier de Whitehall à Chelsea sur la Tamise. Les musiciens, au nombre d’une cinquantaine (nombre important pour l’époque) agrémentaient les déplacements du monarque avec l’éclat des musiques d’apparat françaises jouées en plein air à la cour de Louis XIV. Une Barge entière était affrétée pour les musiciens et l’orchestration, notamment les instruments à vent. Elle était conçue pour que le son porte au loin sur les flots. Le succès de cet œuvre fut immédiat : Le roi fut si électrisé par la musique de Haendel qu’il demanda qu’on la rejoue encore et encore

Haendel (à gauche) et le roi Georges I sur la Tamise le 17 juillet 1717 (d'après un tableau d’Édouard Hamman)

Notre partenariat avec la CGN nous a permis de redécouvrir ces œuvres dans leur condition de création originale et de rejoindre les membres très privilégiés de la noblesse anglaise du XVIIème le temps d’un concert.

2016

Samedi 20 août 2016

Temple de Lutry
En collaboration avec la Maîtrise de Fribourg.
– Regina Coeli de Michel-Richard De Lalande
– Salve Regina à 3 chœurs de Marc-Antoine Charpentier
– Ave Maris Stella Création de Michel Rosset
– Cantate « Herz und Mund und Tat und Leben » BWV 147 Johan Sébastien Bach
(co-organisateurs : Association Temple de Lutry et Association des Concerts Spirituels de Belmont/Prieuré)

Dimanche 21 août 2016

Eglise des Cordeliers à Fribourg
En collaboration avec la Maîtrise de Fribourg.
– Regina Coeli de Michel-Richard De Lalande
– Salve Regina à 3 chœurs de Marc-Antoine Charpentier
– Ave Maris Stella Création de Michel Rosset
– Cantate “Herz und Mund und Tat und Leben” BWV 147 Johan Sébastien Bach

 

2015

Le 19 novembre 2015

Eglise Française à Berne
– Concertos brandebourgois II, IV et VI Bach
– Concerto en ré Majeur Bach

Le 21 novembre 2015

Casino de Montbenon à Lausanne
Festival Bach de Lausanne
– Concertos brandebourgois II, IV et VI Bach
– Concerto en ré Majeur Bach

 

2014

Le 7 novembre 2014

Eglise St-François à Lausanne
Festival Bach de Lausanne
– Magnificat Bach Scarlatti :
– Dixit Dominus Scarlatti
– Gloria Vivaldi

 

2013

Le 22 novembre 2013

Eglise St-Laurent à Lausanne
Festival Bach de Lausanne
– Stabat Mater Pergolesi,
– Tilge Höchster Bach

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